L’emballage existe depuis que l’homme transporte des aliments solides ou liquides. Les contenants remplissent alors une mission purement fonctionnelle. Essentiellement nomade, l’homme utilise tous les emprunts qu’il peut faire à la nature pour contenir les produits à transporter. Il protège ses denrées alimentaires dans des feuilles, dans des outres de peau qu’il confectionne lui-même ou dans des paniers. D’abord taillés dans le bois puis dans la pierre, les contenants sont ensuite fabriqués en terre cuite.

L’histoire des emballages et des contenants est étroitement liée à l’histoire des échanges commerciaux. L’évolution des emballages suit également celle des matériaux. Outre la céramique et l’évolution des techniques qui l’accompagnent, l’homme découvre et exploite d’autres matériaux pour les contenants. D’autres techniques permettent un pas en avant comme la faïence, la porcelaine et le verre. Le bois prend son importance sous l’Empire romain. Ce dernier matériau est alors utilisé pour la fabrication des fûts pour le vin et le vinaigre. Les caisses et caissettes en bois sont aussi utilisées au XVIIe siècle : elles servent notamment au transport et à la conservation de certaines épices.

Toutefois, contenir – fonction primitive de l’emballage – ne suffit plus : il faut aussi préserver les aliments, les parfums ou même les médicaments.

Outre l’évolution des techniques de conservation, l’histoire de l’emballage, plus particulièrement du XIXe siècle à nos jours, est liée au développement des matériaux d’emballage.

Ces dernières années, les innovations s’accélèrent. Néanmoins, si les produits se multiplient, les industriels tentent aujourd’hui de réduire le poids des emballages et d’orienter leurs recherches vers des emballages écologiques empruntant à la nature. Le retour aux matériaux naturels est une piste de développement envisagée dans les projets d’innovation.

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